L’essentiel
- Vos émetteurs de chaleur décident dans la plupart des cas : radiateurs à eau ou plancher chauffant, c'est l'air-eau ; convecteurs ou panneaux électriques, c'est l'air-air.
- Dans les Côtes-d'Armor, 54 % des maisons diagnostiquées sont chauffées à l'électricité, et près de deux sur trois d'entre elles avec des émetteurs électriques directs : le profil type de l'air-air.
- Plus d'une maison sur deux produit son eau chaude avec un ballon électrique : une air-air ne le remplace pas, une air-eau « double service » ou un chauffe-eau thermodynamique oui.
- L'air-eau est nettement mieux aidée : MaPrimeRénov', Coup de pouce, éco-PTZ. L'air-air n'a ni MaPrimeRénov' ni Coup de pouce chauffage.
Air-eau ou air-air : le questionnaire
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La différence en une phrase
Les deux captent la chaleur de l’air extérieur. L’air-eau la transmet à l’eau d’un circuit de chauffage (radiateurs, plancher chauffant) et peut produire l’eau chaude sanitaire. L’air-air la transmet directement à l’air intérieur, par des unités murales ou des gaines, et peut aussi rafraîchir.
Ce que chauffent vraiment les maisons du département
Chez Armor PAC, nous avons analysé les équipements déclarés dans les DPE des 65 286 maisons diagnostiquées dans les Côtes-d’Armor depuis juillet 2021.
| Énergie de chauffage principale | Part des maisons |
|---|---|
| Électricité (y compris les pompes à chaleur déjà installées) | 54,1 % |
| Fioul | 17,5 % |
| Gaz | 17,2 % |
| Autres (bois, réseau de chaleur, GPL…) | 11,2 % |
Parmi les 35 334 maisons chauffées à l’électricité, près de deux sur trois (63,7 %) utilisent des émetteurs électriques directs : radiateurs, convecteurs, panneaux rayonnants, radiateurs à accumulation ou plancher rayonnant électrique. C’est exactement le profil pour lequel l’air-air est la solution la plus simple. Dans 14 % d’entre elles, c’est même un poêle à bois qui est déclaré comme premier moyen de chauffage.
À l’inverse, les maisons au fioul et au gaz ont très majoritairement un réseau d’eau chaude (79 % au fioul, 90 % au gaz, d’après le premier émetteur déclaré) : c’est le terrain de l’air-eau, à condition de vérifier que les radiateurs suffisent (voir notre test des radiateurs).
L’eau chaude, le critère qu’on oublie
| Production d’eau chaude des maisons diagnostiquées | Part |
|---|---|
| Ballon électrique (cumulus) | 57,7 % |
| Chaudière (gaz, fioul ou autre) | 27,7 % |
| Pompe à chaleur (double service ou dédiée) | 5,4 % |
| Chauffe-eau thermodynamique | 3,2 % |
Une air-air ne produit pas d’eau chaude. Si vous avez un cumulus, il reste en place, ou peut être remplacé par un chauffe-eau thermodynamique. Une air-eau peut la produire, avec un ballon intégré ou raccordé : si vous quittez une chaudière qui fait aussi l’eau chaude, c’est presque indispensable.
Le tableau de décision
| Votre situation | Solution la plus logique |
|---|---|
| Chaudière + radiateurs à eau ou plancher chauffant | Air-eau |
| Convecteurs, panneaux ou radiateurs électriques | Air-air |
| Radiateurs à accumulation | Air-air, après comparaison des coûts |
| Poêle à bois comme chauffage principal | Air-air en complément |
| Résidence secondaire | Air-air pilotable à distance |
| Besoin de frais l’été dans une maison à radiateurs | Air-eau + une air-air dans la pièce concernée |
Le budget et les aides
| Air-eau | Air-air | |
|---|---|---|
| Prix indicatif, maison de 100 à 150 m² | 10 000 à 17 500 € | 5 500 à 11 000 € |
| MaPrimeRénov’ | Oui, 3 000 à 5 000 € | Non |
| Coup de pouce chauffage | Oui, si remplacement fioul, gaz, charbon | Non |
| TVA à 5,5 % | Oui | Sous conditions depuis juillet 2026 |
| Éco-PTZ | Oui | Non |
L’air-eau coûte plus cher, mais elle est nettement mieux aidée. Pour comparer sur la durée, utilisez notre calculateur de coût sur 15 ans.
Le confort recherché
- Chaleur douce et homogène par les radiateurs ou le plancher : avantage air-eau.
- Montée en température rapide d’une pièce et rafraîchissement l’été : avantage air-air, appréciable sous des combles aménagés ou dans une véranda exposée au sud.
- Discrétion intérieure : l’air-eau ne se voit ni ne s’entend dans les pièces ; l’air-air impose des unités murales, sauf en version gainable.
Cas types en Côtes-d’Armor
Ces situations illustrent le raisonnement ; elles ne décrivent pas des chantiers précis.
- Pavillon des années 1970, chaudière fioul, radiateurs en acier : air-eau, après le test des radiateurs. C’est le cas le mieux aidé.
- Maison des années 1980, convecteurs, combles aménagés : air-air multisplit, avec une unité par pièce principale, et du frais sous les toits l’été.
- Longère rénovée, fioul, plancher chauffant dans l’extension : air-eau basse température pour le plancher ; les radiateurs de la partie ancienne se vérifient pièce par pièce.
- Maison de vacances sur la côte : air-air pilotable à distance pour le hors-gel et la remise en température. Pas de MaPrimeRénov’ pour une résidence secondaire.
- Maison de ville en secteur protégé, chaudière gaz : air-eau envisageable, mais l’emplacement du groupe extérieur passe d’abord par la mairie.
Méthode
Analyse Armor PAC. Chiffres calculés le 16 septembre 2026 à partir de la base ouverte « DPE logements existants » de l’ADEME : maisons des Côtes-d’Armor diagnostiquées depuis juillet 2021. Les émetteurs et générateurs d’eau chaude sont ceux déclarés en premier dans le DPE. La catégorie « électricité » inclut les maisons déjà chauffées par une pompe à chaleur.
Sources